Écrit par Aurore Le Bihan

Le 14 mars au soir se tenait le lancement de la mobilisation “Energies for climate” au SenseSpace à Paris dans une salle pleine de curieux. Entre deux boutades sur la transition énergétique et les délicieuses balades de Flavia Coelho, on a appris beaucoup de choses sur la transition énergétique. Si vous avez loupé cette MakeSense Room parce que vous aviez aquaponey ou que vous avez passé votre temps à jouer à Candy Crush au lieu d’écouter les intervenants, ne vous inquiétez pas : la rédaction de MakeSense STORiES vous a mâché le travail en vous livrant à domicile les cinq choses dont il fallait se souvenir. Nous vous proposons des interludes musicaux avec les clips Flavia Coelho, artiste brésilienne engagée de talent.


Energies for Climate est une communauté de citoyens, d’entrepreneurs et d’organisations passionnés et engagés sur la thématique de la transition énergétique.

Rejoignez-nous et découvrez toutes nos ressources et méthodologies qui vous aideront à passer à l’action pour relever ce défi qui vous tient à cœur.

Comment ? En identifiant et soutenant des projets à fort impact, en créant du contenu pour les valoriser et en organisant des événements !

Ce programme a été créé par MakeSense en partenariat avec EDF présents à nos côtés lors de cette MakeSense Room pour donner le coup d’envoi à cette mobilisation.


1. C’est pas tout seul dans son coin qu’on va réussir la transition énergétique

Tous les intervenants se sont rejoints sur ce point : chacun à un rôle à jouer, qu’on soit un citoyen, une institution, une entreprise, une collectivité ou l’Etat. C’est collectivement qu’on va pouvoir apporter des réponses pour une énergie bas carbone et renouvelable. 

A l’échelle du citoyen, ça peut paraître vu et revu mais la transition énergétique est étroitement liée à la manière dont on consomme l’énergie. Chaque petit geste compte, rappelle Fabrice Boissier, Directeur Général Adjoint de l’ADEME : rénover sa maison (27% de l’empreinte carbone des ménages français est causée par le logement), choisir un chauffage moins énergivore, ne pas laisser son chargeur branché tout la nuit, éviter de consommer de l’électricité pendant les heures de pointes…

Certains citoyens pensent qu’agir sur leur propre consommation n’est pas suffisant. C’est le constat de Laurent Monnet de Plaine Energie Citoyenne, une association née à Plaine Commune il y a un an qui réunit des citoyens au sens large (collectivités, individus,…) avec pour ambition de contribuer au développement des énergies renouvelables en posant des panneaux solaires sur des écoles, des maisons ou des fermes urbaines.

Se réapproprier la production d’énergie, c’est aussi un excellent moyen de sensibiliser les citoyens à la transition énergétique en la rendant concrète : “Quoi de mieux qu’installer un panneau solaire sur son toit pour comprendre les problématiques de ressources, de puissance ou de distribution ?” affirme Claude Nahon, directrice du développement durable chez EDF.

  1. 2. Inventer de nouvelles technologies, c’est bien. Faire attention aux cycles de vie des produits c’est bien aussi.

  2. Inventer un capteur dans sa machine à laver peut avoir un impact sur le comportement du consommateur. Fabrice Boissier de l’ADEME rappelle que même si le numérique et les nouvelles technologies peuvent être la source de merveilleuses innovations accélérant la transition énergétique, certains objets électroniques restent très énergivores. La preuve ? Un smartphone de 100 grammes porte un sac à dos écologique de 75 kilos. Il y a donc urgence d’investir le champs de la réparabilité pour allonger la durée de vie des produits et, ainsi, diminuer la production de nouveaux biens qui consomment des énergies dites “grises”.
  3. 3. Il y a des gens qui rêvent de porter des éoliennes sur la tête.

Les participants sont invités à fermer les yeux pour rêver d’un futur enviable

Quand on demande aux intervenants et à l’assemblée de fermer les yeux pour imaginer où en sera la transition énergétique en 2050, certains rêvent d’un monde où :

  • Il n’y aurait plus de problème de chauffage en hiver chez les populations précarisées
  • Les poubelles noires auraient disparues du paysage, tout comme le plastique à usage unique
  • On achèterait en vrac et il aurait des bornes à consignes partout
  • L’obsolescence programmée ne serait plus qu’un lointain souvenir.
  • La dernière mode à Paris serait de porter des casquettes avec des éoliennes sur la tête.
  • Le ciel serait bleu, sans aucune pollution

4. Bonne nouvelle : il existe des projets innovants qui, à leurs échelles, nous rapprochent de ces rêves

4% de la consommation d’énergie mondiale vient des data centers et cette proportion ne cesse d’augmenter. Les calculs informatiques génèrent de la chaleur. Pourquoi ne pas réutiliser cette chaleur pour chauffer les foyers qui en ont besoin ? C’est la géniale idée de Qarnot, start-up qui a conçu le Q.rad, le premier radiateur-ordinateur dont la chaleur provient de micro-processeurs embarqués, connectés à internet, qui réalisent à distance des calculs informatiques pour des entreprises tierces. Quentin Laurens explique que cette solution réduit considérablement l’empreinte carbone des calculs informatiques. Des radiateurs sont déjà installés dans les logements sociaux qui n’auront plus à payer de factures pour leur consommation d’électricité.

Simon Bernard de Plastic Odyssey

Plastic Odyssey est le nom d’un catamaran qui part faire le tour du monde pour transformer les déchets plastique en pétrole. L’idée est venue à Simon Bernard, le co-fondateur, alors qu’il faisait escale à Dakar où 20 tonnes sont déversées chaque minute dans l’océan. Les membres de Plastic Odyssey vont développer des systèmes pour trier le plastique, le récupérer et en faire de l’énergie. Avec leur technologie, un kilo de plastique peut être converti en environ 1 litre de combustible (essence ou diesel).

  1. 5. L’énergie n’est pas qu’une affaire d’énergie

Le technologies de pointe, c’est bien beau, mais ça n’est qu’une partie de la solution. Si on prend l’exemple de l’accès à l’énergie en Afrique, point de crypto-radiateurs mais des kits solaires tout simples. La problématique, affirme Pierre Devillard CEO de NEoT Capital, est donc autant liée au financement qu’à la technologie. Il s’agit de trouver un moyen efficace de financer l’accès à l’énergie grâce à des systèmes de leasing et de nouveaux business model.

Quentin Laurens de Qarnot

A noter que l’accès à l’énergie peut aussi être synonyme d’accès à l’éducation, et que l’impact social de la transition énergétique ne doit pas être sous-estimé.

Cet article a été réalisé dans le cadre de la mobilisation Energies for Climate.
Programme en partenariat avec EDF.


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