Écrit par Sense Reporter

Les European Lab c’est chaque année l’occasion de rencontrer des influenceurs et des personnalités hors du commun et venus du monde entier pour parler du futur de l’Europe. On a croisé la route de Zeid Hamdan, artiste libanais culte qui venait pour la deuxième fois sur le Forum Lyonnais. On en a profité pour lui poser quelques questions, juste avant de le kidnapper pour qu’il participe de manière complètement improvisée à notre MKS Room de clôture qui traitait de la crise des migrants (à revoir ici!).

Zeid hamdan

Quel a été ton déclic en tant qu’artiste?

Mon déclic artistique s’est produit avec un caméscope plutôt qu’un instrument de musique, j étais un garçon très complexé par mes kilos en trop et ma taille, quand j’ai commencé a faire des petits films de fictions avec mon meilleur ami j ai découvert en moi la capacité de recréer un monde ou je pouvais assumer mes rôles que se soit en faux présentateur de journal ou en Ninja qui lance des étoiles d argent , ainsi je n étais plus prisonnier du petit garçon mal dans sa peau.

Zaid Hamdan

On te connait pour tes prises de position tranchées sur l’état du monde, du Liban notamment; tu penses qu’il est important que l’artiste contribue à changer le monde?

Je ne sais pas si je change le monde, mais j’ai clairement façonné ma réalité, je n’ai cessé d exprimer mes émotions a travers l’art, c’est devenu mon refuge, ma thérapie. Heureusement ma musique a plu à mon cercle proche d’abord puis a un public croissant au fil des années mais je n’ai jamais pris en considération « le monde » dans mon processus créatif. Un modèle au hasard ?

La chanson satirique « Général Suleiman »qui dénonce les inégalités au Liban 
 

Ta plus belle création en collab avec un groupe syrien ?

C’est la chanson Ahwak, qui veut dire je t’aime avec la chanteuse Syrienne Hiba Mansouri, je suis très content du résultat, j’ai d’ailleurs tourne un clip « maison » qui a eu beaucoup de succès au Liban et à l’international!