Écrit par Sense Reporter

Au risque de paraître un peu redondant, ça n’est pas parce qu’on peut avoir accès à une infinité d’images sur les internets qu’on peut les utiliser impunément.

Cela dit, voici quelques citations instructives :

 

“Avec les mots, on marque le mouvement, avec les images, on le fixe.”

Louis Scutenaire

 

« Moi j’trouve quand même que les photos ça rend la lecture d’un article vachement plus agréable »

Aurore Le Bihan

 

“Utiliser une photo dont on n’a pas les droits est passible de 89 ans de prison ferme”

Le Dalaï Lama.

 

Plusieurs cas de figure :

→ Tu as la chance d’avoir pu prendre toi-même des photos pour illustrer ton article tel un grand reporter, je n’ai que trois mots à te dire : amour, gloire et photo-journalisme. En tant que photographe auto-attitré, n’oublie pas de te créditer sur tes photos.

 

→ Tu as besoin d’illustrer les propos d’un expert, d’un entrepreneur, d’un citoyen dans ton article n’hésite pas à contacter les personnes concernées : aucun doute qu’elles te donneront un coup de main en te fournissant des photos (auquel cas il faudra bien préciser le crédit du photographe. Nous répéter ? Nous ? Jamais)(bon, si tu essaies de contacter Obama les chances sont faibles, mais on a rien sans rien).

 

Tu sèches : de photos dans ta besace, il n’y a point.

Libre à toi de piocher dans les banques de photos libres de droit en indiquant le crédit s’il est spécifié.

Voici nos banques d’image libres  de droits préférées :

Pexels (on a piqué la photo de couverture de cet article sur cette banque d’image )

Unsplash

Commons Wikimedia

Pixabay 

Gratisography 

Attention cependant à ne pas choisir une photo trop « lisse », la plupart des photos sur ces sites sont destinées à des usages commerciaux. Ha, et cadeau.

Astuce : tu peux aussi aller piocher sur Instagram en fournissant le lien « embed » de la photo concernée, auquel cas le crédit sera automatiquement intégré.

 

De quelles photos as-tu besoin ?

 

1- La photo de home est celle qui apparaîtra en haut de ton article et sur la home du site MakeSense STORiES. C’est également la photo qui figure par défaut quand tu partages ton article sur les réseaux sociaux. Bref, c’est un peu comme ta tête : hyper important.

 

Quelques contraintes concernant la photo de couverture :

• Elle doit être de bonne qualité (1500*1000 pixels minimum)

• Elle doit faire un poids inférieur à 700ko.

• Elle doit illustrer l’article

• Elle doit être pertinente

• Elle ne doit pas être trop claire (le titre de l’article s’affichant blanc, on risque de ne pas le voir)

• Elle doit donner envie de cliquer

2- Si la photo de couverture est primordiale, il ne faut pas non plus oublier les photos qui seront disséminées au sein de ton article. Elles permettront d’illustrer tes propos et de rendre la lecture agréable en accordant au lecteur quelques pauses contemplatives bien méritées.

 

Comment choisir une photo parfaite qui donne aussi envie de s’engager ?

 

L’étude Des images et des actes menée pendant plus d’un an et demi par Place To B et ses partenaires, a étudié les émotions véhiculées par un corpus de 36 visuels auprès d’un échantillon de 1500 personnes, et les incitations à l’action que ces photos peuvent engendrer.

Voici quelques pistes pour sélectionner des images efficaces et avoir un impact plus important sur les lecteurs :

#1 Sélectionner des visuels faisant écho à au propre vécu et à des situations relevant du quotidien des personnes auxquelles on s’adresse. On est toujours plus touché par une situation proche de nous. Avant de choisir un visuel pour illustrer un propos, mieux vaut donc avoir en tête le sexe, l’âge, la situation économique, la localisation géographique ou encore la nature du logement investi par le public auquel on souhaite communiquer, pour mieux s’adapter et choisir un visuel en résonance avec les préoccupations de son audience.

#2 Adapter la charge émotionnelle d’une photo au niveau d’engagement de son public. Si certaines personnes sont très sensibles aux questions écologiques et militent déjà, d’autres n’effectuent que quelques gestes au quotidien, voire sont indifférentes au sujet. Il s’agit de ne pas exposer des individus loin de la cause que l’on défend à des charges émotionnelles trop importantes, ce qui aurait pour seul effet de les submerger et de provoquer un sentiment de culpabilité paralysant.

#3 Concevoir l’engagement par paliers successifs. Une image peut renforcer l’engagement d’un individu, à condition de s’adapter à son niveau de conscience du sujet. Sur le sujet climatique, on pourra espérer inspirer une personne éloignée du sujet en lui donnant dans un premier temps envie de s’informer sur le sujet, en utilisant des images mettant en scène des solutions et faisant écho à son quotidien. Des images plus trash et choquantes seront recommandées pour un public plus averti et aguerri, et on pourra espérer de type d’individus « experts » qu’ils s’impliquent et s’engagent de façon plus importante, en cherchant par exemple à sensibiliser leurs proches et en devenant ambassadeurs de la cause.

Ces trois précieux conseils sont détaillés sur la plateforme desimagesetdesactes.fr, outil qui permet de découvrir l’impact émotionnel et l’engagement suscité par les images utilisées dans l’enquête en ligne. De nombreux témoignages d’experts y sont recensés, ainsi que l’ensemble de la démarche scientifique utilisée au cours de l’étude. À vous de jouer !

 

La check-list :

Allez, une dernière check list pour la route :

• As-tu le droit d’utiliser cette photo ?

• As-tu sélectionné une photo de couverture ?

• Est-elle pertinente ?

• Est-elle de bonne qualité (pour la photo de couverture 1500*1000 pixels minimum) ?

• Pèse-t-elle moins de 700 ko ?

• Est-ce qu’elle donne envie de cliquer ?

• Est-ce qu’elle a une légende ?

 

Tu as répondu « oui » à toutes ces questions ? Alors, GO !