Écrit par Fanny Bernardon

Les effets secondaires physiques du cancer sont connus : nausées, perte des cheveux, fatigue… Mais connaissez-vous ses effets autres secondaires ? Éloignement de certains cercles sociaux, difficulté de maintien du travail ou des études, impossibilité de faire certaines activités, interdiction de prêts bancaires…

Diagnostiquée d’un lymphome de Hodgkin à 21 ans, je vous partage aujourd’hui comment j’ai évité certains de ces effets secondaires.


Aucune description de photo disponible.makesense s’engage sur la cause du cancer à travers la mobilisation Kicking
Cancer
, qui rassemble citoyens, entrepreneurs et acteurs de la santé pour trouver ensemble des réponses aux enjeux sociaux de la lutte contre le cancer.

Imaginée comme temps fort de cette mobilisation, la première Cancer Pride, événement grand public pour libérer la parole et améliorer la prévention, notamment auprès des jeune adultes, aura lieu le 13 avril 2019 place de la République à Paris.



La phrase qui fait du bien : « Ma vie change, pas notre amitié. »
Je l’ai dit à mes amis dès mon diagnostic : ce n’est pas parce que je suis malade que notre amitié doit changer ! C’est grâce à une communication saine que mes relations sociales sont restées quasiment inchangées. Rares sont ceux ou celles qui se sont éloignées de moi. D’abord heurtée par ces réactions, j’ai ensuite décidé de respecter leur prise de distance car la fuite est parfois la seule manière d’affronter une réalité trop dure pour certains.

La phrase qui fait du bien : « Mon corps, mon allié. »
J’ai toujours été une grande sportive. À cause de mon traitement de chimiothérapie, la piscine m’était interdite afin d’éviter les microbes et j’étais essoufflée au bout de 5 minutes de course. J’ai alors expliqué ma situation à ma professeure de danse : j’étais toujours la bienvenue dans son cours, il suffisait que je veille à ne pas dépasser mes limites physiques. Grâce à 1h30 de danse hebdomadaire, j’ai réussi à m’évader de mon quotidien parfois lourd, mais aussi à récupérer plus rapidement de mes séances de chimiothérapie.

La phrase qui fait du bien : « Décrocher son diplôme : aucune excuse. »
J’étais à un mois de mes partiels de Master 1 lorsque le diagnostic a été posé. J’en ai immédiatement informé mes enseignants qui m’ont accompagnée avec intelligence et sensibilité. J’ai pu continuer de suivre mes cours à distance (mes enseignants m’envoyaient les supports par mail), et bénéficier d’un tiers temps pour les partiels.

Vous pensez à laisser tomber vos projets, vos engagements, ce qui vous fait vibrer, à cause de la maladie ? En réalité, il suffit de s’adapter : avec un peu d’imagination, tout est possible !

Vous voulez partager votre histoire ou vos connaissances et contribuer à libérer la parole sur le cancer ? Rejoignez la mobilisation Kicking Cancer !