Écrit par Sense Reporter

La vie mérite d’être menée avec style, ce qui n’exclut pas de la mener en symbiose avec le monde qui nous entoure. Pas évident ? Heureusement qu’on est là pour vous donner des tuyaux.

Chers lecteurs, ceci n’est PAS une énième rubrique lifestyle, ceci est une rubrique ‘vie stylée’, puisqu’on aime Molière et Rabelais (on aime le fromage et le vin), et l’on pense que changer le monde c’est déjà commencer par sa propre consommation. MakeSense STORiES vous proposera régulièrement un menu pensé pour vos esprits… et vos estomacs aussi.

À voir

Qualifié d’anti-biopic par Télérama, Neruda de Pablo Larrain est une course poursuite surréaliste entre un dieu poète, une sorte de gros Apollon adepte de maisons closes et ivre de vers, et son poursuivant, joué par un Gael Garcia Bernal impitoyable mais séduit par sa proie.

Ce film raconte un temps où l’on combattait les dictatures à coups de poèmes clandestins, où le quatrième pouvoir s’appelait Neruda, Picasso, Eluard, où le monde connaissait sa première période de migration massive avec la première Guerre Mondiale et ses répercussions et jetait sur les routes plus de trente millions de personnes.

Il se donne encore près de chez vous, même s’il faut un peu se dépêcher !

À écouter

Chinese Man n’est pas un magazine lifestyle sur la virilité dans l’Empire du Milieu. Chinese Man est une bande de types qui passe sa vie à sampler des vinyles obscurs, de type « rock psyché vietnamien entre 1973 et 1978 ». Chinese Man est connu pour avoir redonné un coup de fouet à la culture du sample et contribué à celle du « digging », qui consiste à chercher des perles inconnues du répertoire musical global plutôt que d’attendre éternellement la musique du futur (qui a bien le temps d’arriver quand elle veut). Chinese Man vient de sortir son troisième album, qui est en fait son 357ème disque si on compte tout ce à quoi le groupe a participé depuis ses débuts. Et comme d’hab, Chinese Man nous enchante.

Shikantaza, Chinese Man Records

À lire

Flatland_coverRien de très récent, ce livre a été publié en 1884. Mais c’est peut-être le mindfuck total que provoque Flatland encore aujourd’hui qui le rend si intéressant à lire (c’est le coup de cœur 2016 de deux membres de notre rédaction, qui ont encore du mal à atterrir de leur trip). L’auteur, Edwin Abbott Abbott (et pourquoi pas?) décrit, par l’invention de mondes farfelus, des formes géométriques qui évoluent entre elles, jusqu’à définir la notion de volume. Attention, ce n’est pas un bouquin de maths mais bel et bien un roman, qui suggère l’existence de dimensions supplémentaires à celles que nous connaissons. Et tout ça sans être un génie en trigonométrie.

À sentir

Marre de l’encens Nag Champa qui émet une fumée opaque et pas forcément saine chez soi ? Mais pas envie pour autant de se mettre aux aérosols, hein ? On a une solution pour vous, et elle nous vient de chics types : les chamans sud-américains. Le genre de personnes en quête de purification de l’atmosphère avant leurs séances, et qui utilisent un bois nommé Palo Santo (« bois sacré » en espagnol), dont ils font rougir l’extrémité au feu. La fumée possède des propriétés calmantes, et surtout, ça sent très bon et c’est naturel ! Le Palo Santo est difficile à trouver, mais vous augmentez vos chances si vous fréquentez une épicerie de produits sud-américains. À Paris, on en trouve à El Inti, 17 rue de Picardie, petite échoppe qui vend essentiellement des produits alimentaires et des vêtements péruviens. Bon trip !

À manger

Voici un bar-restaurant qui combine musique et cuisine. Pour la musique, il y en a pour tous les goûts : soirées jazz le mardi, et aussi rock, hip-hop ou électro le reste de la semaine. En suivant la fresque de graffitis qui court le long de l’escalier, on monte au restaurant : déco industrielle et look arty. Côté resto, on peut dévorer des plats simples et soignés, produits locaux et de saison. Vins naturels et bières artisanales. Vous êtes bien arrivés au Pop Up du Label, faites comme chez vous.

À visiter

Norilsk, ça vous parle ? Probablement pas, alors qu’elle cumule des badges d’achievement passionnants : cette ville russe, « née sur un goulag » est la cité de plus de 100 000 habitants la plus septentrionale du monde, mais aussi la plus froide. Et la plus polluée. Parce que oui, à Norilsk, on ne se préoccupe pas des masses des immenses steppes et forêts qui s’étendent à perte de vue autour de la ville, uniquement accessible en avion… Et de fait, les cheminées fument et les particules de nickel se baladent.

La photographe Elena Chernyshova, très forte lorsqu’il s’agit de rendre compte de la réalité du quotidien des communautés, a dépeint cette ville pas comme les autres, ses habitants, leurs logements et leur mode de vie. Son exposition photo « Zima », déjà passée en France, fait encore une fois étape à Paris, à la galerie Intervalle. Un excellent moyen de mettre nos modes de vie en perspective, de comprendre ce qu’il y a à faire évoluer… Et de savoir qu’il y a plusieurs centaines de milliers de personnes qui vivent dans un endroit où l’hiver dure plus de 200 jours.

La période de jours polaires s'accompagne de beau temps et de températures agréables. Les habitants de Norilsk profitent au maximum de cette possibilité de vivre en extérieur, se promenant jusqu’au milieu de la nuit. La température en été peut monter jusqu’à 25°, même 30° pendant les années très chaudes. Une de particularités de Norilsk est l’absence d’espaces verts dans la ville pour l’évasion. Il faut faire 30 km en bus et marcher à pied pour approcher la vraie nature. Le manque de temps pousse les gens à profiter du soleil et de la chaleur dans la zone urbaine. Le lac Dolgoe est situé aux pieds de Norilsk et sépare la zone industrielle de la ville. Les architectes ont imaginé l’aménagement d’un grand parc et une zone de loisirs au bord de lac. L’aménagement n’a jamais était fait, par contre la population utilise ces espaces industriels pour leurs loisirs. Les pique-niques, les barbecues, le bronzage…

Photo : Elena Chernyshova

À enfiler

Puisqu’on vous a déjà livré nos conseils pour la Saint-Valentin et qu’il reste 300 jours bien tassés pour sa prochaine occurrence, dites-vous dès maintenant que les cadeaux, c’est toute l’année, et que l’amour emballé peut être une belle chose s’il est pensé avec brio. Chiche ?

Les culottes Olly ont pas mal d’avantages, il y en a pour tous les goûts, du basic au plus… sexy (alerte dentelle!). Elles sont faites en cotton bio, avec des teintures inoffensives pour l’environnement et surtout sans pertubateurs endocriniens (qui, comme leur site le rappelle, sont interdits par l’UE mais se retrouvent souvent en contact avec notre intimité intime).

Le site, consulté au travail en toute bonne conscience (vous luttez contre la fast fashion, rappelez-vous), vous changera de vos tableaux Excel.