Écrit par Sense Reporter

Direction l’Algérie avec The Gold Diggers Project où le secteur du recyclage a du mal à se développer. Serait-ce la faute d’une concurrence déloyale de la part des chiffonniers ? D’une « normalisation » de la pollution qui fait partie du paysage ? Explication en images…

Une vidéo réalisée par Radhia de The Gold Diggers Project 


The Gold Diggers Project est le projet qui rend visible ceux qui transforment nos déchets en or : les chiffonniers. Il met en avant les luttes sociales et les initiatives permettant l’amélioration de leurs conditions de travail à travers le monde.

#02 LE PARADOXE DU RECYCLGE EN ALGÉRIE | The Gold Diggers Project (ENG subs)

[🎥 EP#02 🎬] #algerie 🇩🇿 En Algérie, le secteur du recyclage a du mal à se développer. La faute à une concurrence déloyale venant des #chiffonniers ? Pas si sûr, car j'ai trouvé une autre explication 😏👉 N'oubliez pas de cliquer sur > HD < pour plus de plaisir pour les yeux.Aussi sur YouTube : https://m.youtube.com/watch?v=ktHwDe7V0EM👉 Pour voir l’épisode précédent https://lc.cx/dWxL_Future of Waste MakeSense Women in Informal Employment: Globalizing and Organizing – WIEGO GlobalRec Global Alliance for Incinerator Alternatives (GAIA) Echo'Via Une Seule Planète Suez Région Nouvelle-Aquitaine _Merci à mes contributeurs sur Ulule

Posted by The Gold Diggers Project on Friday, March 16, 2018


Face à une pollution des déchets toujours plus envahissante, le gouvernement algérien a mis en place, depuis 2002, un programme pour rationnaliser la gestion des déchets (le PROGDEM). Pourtant, au delá des résultats qui peinent à se faire sentir, l’industrie du recyclage a du mal à se développer.Parmi les raisons évoquées par les industriels, les chiffonniers qui maintiendraient une forme de concurrence déloyale.Pourtant, le principal problème viendrait davantage d’un manque de compétitivité entretenu par l’Etat.

Une fois triés dans les centres d’enfouissements technique (publiques), le matériaux recyclables sont vendus aux enchères aux professionnels du recyclage, au plus offrant donc. La ressource est donc vendue à la base à un prix relativement élevé. Un système géré par l’Agence National du Déchet qui facilite une forme de spéculation. Par ailleurs, les chiffonniers qui revendent, eux-aussi, des matériaux recyclables aux industriels s’allignent sur les prix pratiqués par les centres d’enfouissement techniques, et ils auraient tort de se priver.

Nous avons donc affaire à une politique publique qui semble davantage satisfaire des intérêts financiers que des objectifs sanitaires et environnementaux. En attendant une politique plus favorable, pourquoi ne pas s’appuyer sur l’existant en poursuivant une collaboration avec les récupérateurs informels (chiffonniers) ? C’est l’une des ambitions de Besma Belbedjaoui qui souhaiterait créer un réseau national de collecteurs et de recycleurs, pour : mettre en relation, créer une relation de confiance et faciliter les échanges commerciaux entre l’industrie formelle et les récupérateurs informels.

Cette entrée en matière dans mon projet prouve que la question des déchets est hautement politique, et rejoint l’idée que les déchets peuvent faire l’objet de convoitise, comme énoncé par Jérémie Cavé dans l’épisode précédent.

Pourtant, le principal problème viendrait davantage d’un manque de compétitivité entretenu par l’Etat.


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